dimanche 31 juillet 2011

Bryce is Nice


Troisième jour, deuxième destination. Nous partons pour Bryce Canyon. Nous avons réussi à trouver un hôtel dans un petit patelin nommé Tropic qui fleure bon le sud (ranchs, cowboys, bisons). À peine 2 heures de route depuis Zion donc c'est cool.


Pour l'anecdote, Bryce Canyon n'est pas un canyon (mes anecdotes sont formidables). Ici, on troque donc les photos de falaises qui font peur à certains, pour des photos de hoodoos qui font prendre pleins de clichés à ces mêmes certains.





Côté randonnée, encore un départ tôt à 8h du matin (nous avons acté, après une réunion de crise, que ce serait la dernière fois) pour les randonnées Queen's garden + Navajo Loop.

"Oh regarde, ce caillou il ressemble à un flambeau, et celui-là
aussi, et l'autre là-bas aussi et là, là et là."
Des cailloux

Allez-y les touristes, profitez du moment,
la côte c'est la photo suivante.


 Si au départ, nous étions relativement tranquilles sur le chemin, la foule est apparue sur la fin, au niveau de Wall Street, un chemin sinueux entre les cheminées qui se situe juste après les parkings et une méga descente dans le bas de la vallée. L'endroit idéal donc pour une foule qui ne pense pas forcément à la remontée finale.










Bizarrement, on ne vous entend plus!




Ce jour là, quelques cars ont déversé une bonne dose de Français (ils sont réellement partout ces gens-là). On dit "bonjour" à tout le monde, on monte la côte finale plus vite que l'éclair tellement qu'on est fort maintenant, et on se moque des ados qui préfèreraient être en Californie plutôt qu'ici avec leur parents.










Pour l'après midi, nous nous baladons le long du Rim Trail, un chemin tranquille qui suit le plateau et nous permet de survoler toute la vallée. On peut donc avoir toutes les vues possibles et inimaginables, un peu bordéliques, que l'on trouve à la fois tout le temps identiques, mais également un peu différentes. L'appréciation changera avec la fatigue et la chaleur.

Un bien beau bordel
On finit la journée par 2 heures de sieste (action non votée durant la réunion de crise, mais qui aura été plus que nécessaire), avant un retour à l'hôtel pour profiter d'un bon restaurant américain où l'on peut manger son kilo de ribs bien mérité après une troisième journée de labeur.

Comme à l'accoutumé, la totalité des photos de Bryce (très belles d'ailleurs), sont disponible dans un album Picasa publique.

Prochaine fausse destination, prochain billet.

samedi 30 juillet 2011

Zion Day II: Waiting on an angel

Deuxième et dernier jour au parc national de Zion. Re-levés tôt mais bizarrement, c'est un peu plus dur aujourd'hui. Faire la grosse randonnée au matin, à la fraîche, était une bonne idée donc on recommence.  Aujourd'hui, on s'attaque à  Angel's Landing

C'est là que l'on va. Derrière c'est là qu'on était hier.

Pour l'instant, cette personne semble sûre d'elle


Ballade plus courte (4 heures), mais plus intense et plus verticale. Elle est surtout connue pour son bouquet final: 1 mile à parcourir sur une arête qui ne fait pas plus de 1m50 de large par endroit et avec 200 mètres de vide de chaque côté. La moitié de notre groupe de deux a quelques doutes sur ses compétences à supporter ce gaz. La ballade est très sympa et à l'ombre la plupart du temps, mais reste moins belle qu'Observation Point. Il y a beaucoup plus de monde qu'hier et les paysages sont moins variés.







C'est très surprenant de voir autant de monde pour une ballade qui est réellement déconseillée aux personnes ayant un peu peur du vide. Le fait est que la fréquentation diminue à partir du moment où un panneau indique, devant le début de l'arrête, qu'il y a eu 6 morts depuis 2004. Et effectivement, une personne parmi nous deux restera à attendre l'autre.

À partir de ce moment, la personne précédente ne sera plus sur ces photos.

C'est donc parti pour un aller/retour en "solo" sur le point final de la ballade. C'est sympa, faut grimper un peu, faire attention où on met les pieds. On sent un peu le vide autour de soi et on le remarque lorsque l'on croise d'autres personnes qui s'accrochent autant que possible aux arbres et aux chaînes présents de temps en temps pour la progression. Tout au bout du chemin, on retrouve un petit plateau, avec quand même pas mal de monde. La vue est tout de même jolie.


Petite pause grignotage, il est 11h et j'ai déjà bu plus d'un litre d'eau tellement il fait chaud. Retour à la base du chemin pour récupérer le reste du groupe.

Là c'est joli
Départ ensuite sur le début de West Rim Trail pour finir sur un des plateaux du canyons. Toujours une aussi belle vue pour le picnic, avec quelques condors qui nous tournent autour pour le principe.

Ça aussi c'est joli

idem
Idem, mais en plus ça fait une photo fun.
Retour en début d'après-midi vers le canyon. Aujourd'hui, il fait vraiment chaud et une pause sieste/smoothie s'impose. Après la sieste, départ pour une petite ballade aux Emerald Pools, une suite de trois bassins tout en bas du canyon. Pas de photos de cette randonnée pour le coup, la ballade étant un peu bof par cette chaleur et les chutes d'eau ressemblent plutôt à une fuite d'eau en cette période de l'année.

Retour à l'entrée du canyon, départ pour Bryce. Prochain point d'arrêt, prochain billet. La photographe n'ayant pas encore fait le tri parmi les 250 photos. Pour Zion, il y en avait initialement 450 et pour la route 200. Sans commentaires.

Petit rappel au cas où, toutes les photos de Zion sont disponibles sur l'album Picasa qui va bien

Unto Zion we go

La semaine dernière, c'était Pionner Day, la célébration de l'arrivée des pionniers en Utah. Concrètement, c'est la fête dans tout l'état et à Salt Lake City, il y a une grande parade (la 4ème plus grande parade de tous les USA).

Avec un jour de congé et un jour férié, c'était donc le moment idéal pour faire un premier road trip (quasiment idéal, si on met de côté les grosses chaleurs). Objectif: une partie des parcs nationaux de l'Utah. Départ le jeudi midi, 2 jours à Zion, 1 jour à Bryce et un jour pour le retour par un itinéraire touristique. Donc, on loue une voiture, on a confiance en soi pour la conduite aux USA et on y va.

My first SUV.  1 gallon pour 30 miles (conversion fournie séparément)
Ici l'essence est 2 fois moins chère, mais les véhicules consomment 2 fois plus






Rouler aux US n'est pas très compliqué. Il faut juste se méfier des feux de circulation qui sont placés au bout de l'intersection et négocier correctement les rights-turns. Ici, bizarrement les gens ne respectent pas du tout les limitations de vitesse sur le périphérique (2 x 6 voies tout de même). Les highways sont gratuites mais en contrepartie, le nettoyage des routes n'est pas fréquent: on trouve des pneus déchiquetés sur le bord de la route tous les 500 mètres.







5 heures de route plus tard, nous voilà à Springdale, petit patelin composé principalement d'hôtels, de magasins et de restaurants, situé à l'entrée du parc de Zion. Il est 7h du soir, il fait 100°F (37°C), mais première sueur froide pour moi. Je me suis trompé dans les dates de réservation pour la chambre (chute de la crédibilité), mais heureusement, l'hôtel n'était pas complet et nous n'aurons finalement pas à dormir dans la rue. L'itinéraire est planifié. Demain départ pour le parc.


La, c'est bien.
Premier jour, lever tôt (7h !) et départ pour la première de nos deux grosses ballades: Observation Point. 8 miles aller-retour, 640 mètres de dénivelé et 5 heures de marche annoncé. La ballade est terrible. On change de canyons, de paysage, de versant, de type de chemin en permanence. Ça ne monte pas dur, le paysage est magnifique et il ne fait pas trop chaud pour l'instant, juste très chaud.


Durant la ballade, nous aurons croisé des tas d'écureuils, de chipmonks, de gros lézards et d'oiseaux pas du tout farouches qui font tout pour récupérer les miettes de touristes. On a vu également plein de français sauvages. Réellement plein.







Au sommet, nous sommes à 2000m d'altitude. Vue magnifique sur tout le parc et notamment sur Angel's Landing, la ballade difficile prévue pour le lendemain. Pause picnic et joujou avec les animaux.

Là aussi c'est bien. C'est beau mais c'est chaud. 
Retour en bas du canyon en début d'après midi. Il commence à faire vraiment chaud. C'est l'heure de la sieste et des smoothies. On essaye de compter le nombre de français et on part pour "la ballade romantique" du parc: Riverside Walk, une ballade le long de la Virgin River. La ballade est courte, sympa, à l'ombre, donc gavée de monde. Pour le romantisme, on repassera mais cela fait tout de même une petite ballade sympa à faire pour se rafraîchir un peu, prendre des voix aiguës en mattant les petits animaux, et jouer avec le temps de pose des photos quand on prend une rivière.

Effectivement, c'est calme et romantique


Retour vers 20h pour manger l'hamburger d'anniversaire de Sophie. Fin du premier épisode. Jour 2 dans le billet suivant histoire de gonfler artificiellement le contenu de ce blog. Toutes les photos de Zion sont disponibles dans l'album qui va bien sur Picasa.

mardi 5 juillet 2011

Je fais ce que je veux, je suis indépendant.

Lundi, c'était le 4 juillet. Habituellement, c'est le jour que choisissent les aliens pour nous envahir, mais à chaque fois, leur projet démoniaque est stoppé à la dernière minute par un geek qui développe un virus informatique en moins de deux.

Lundi, je n'ai pas vu plus d'aliens que d'habitude, un volcan en éruption aura sans doute fait dévier la trajectoire de la soucoupe volante.

Retour rapide sur cette journée assez emblématique vécue en immersion. Effectivement, cette journée touche plus les américains que le 14 juillet les français ! Depuis une semaine ou deux, on peut entendre régulièrement des pétards et autres feux d'artifice un peu partout (à une reprise, un bruit de fusée s'est transformé en bruit de sirène de pompiers). Pour faire plaisir à un sénateur, actionnaire d'une marque de fusée, l'état a même choisit d'autoriser des pétards qui étaient interdits auparavant.

La maison de Brigham Young. Un ancien président des mormons

Globalement, d'un point de vue décoration, c'est mieux dans les films. Je m'attendais à trouver des drapeaux partout, des couronnes aux couleurs du drapeaux. Mais finalement pas grand chose. J'ai bien mis 10 minutes à trouver une maison avec le drapeau US flottant fièrement au vent.

Cliché d'un cliché
Plusieurs évènements avaient lieu un peu partout en ville durant toute la journée. Il y en avait pour tout les goûts. En gros, à chaque parc, il y avait des hommages, des jeux et des concerts. Le domaine de ski de Snowbird était également ouvert pour les gens qui voulaient skier en maillot de bain (cette année, le domaine skiable aura été ouvert 202 jours. La classe)

Mon choix s'est porté sur Liberty Park pour le One Love Celebration. En gros, il s'agissait de concerts de reggae tout l'après-midi avec les wailers en prime et un feu d'artifice à 22 heures (oui, il y a boulot le lendemain). Globalement, niveau musique, c'était pas ça. Il faut bien penser que les wailers, les vrais, les balèzes, sont plus ou moins mort, où bien à la retraite ! Ici c'était donc des petits jeunes.

Cela fait un peu étrange d'assister à un festival de reggae le jour de la fête nationale. Je n'ai pas croisé le public habituel. La fumée qui se dégageait sentait plus tôt la braise et la viande. En gros, il y a un concert, mais les gens sont tous sur leur couverture à attendre que le papa ai fini de s'occuper du barbecue. Le concert sert de musique de fond en gros.

Un dealer d'hamburger.
Tard dans la nuit, vers les 21h30, les feux d'artifice ont commencé. C'était peut-être le point le plus sympa de la journée. Comme il y a pleins d'évènements en parallèle, il y a pleins de feux d'artifice en simultané. La bonne planque consistait donc à se trouver un petit coin dans la colline avec une belle vue sur la ville. Forcément, c'est chose faîte, j'habite plus ou moins sur une colline.

video

Forcément, toutes les photos que j'ai pris la nuit sont mauvaises et inexploitable. J'ai utilisé le mode vidéo de mon appareil photo pour faire le bout de séquence d'au dessus et ca ne rend pas forcément terrible. Mais bon, utilisez votre imagination un peu ! En gros, entre deux flous et quelques tremblements, vous pouvez essayer de trouver les 20 feux d'artifice qu'il y a dans l'image. Pour le coup, je trouve cette version "décentralisée" des festivités assez sympas à voir.

Voilà, c'est tout pour le moment. C'est peu me direz-vous. Où est passé l'entrain du début de mon séjour ? Alors d'abord, je vous signale que je suis au US, je fais donc ce que je veux. Ensuite, comme je suis sur place depuis quelques temps et bien tout simplement, j'ai mon train train quotidien !

Normalement, avec l'arrivée prochaine de Sophie, il devrait y avoir le retour du tourisme et normalement, si le climat ne vire pas trop au climat désertique, quelques visites aux alentours (attention, ici, autour signifie 5h de voiture).

Le prochain jour férié, c'est le jour des pionniers, fin juillet !

dimanche 12 juin 2011

Résumé d'un des épisodes manquants

J'ai de moins en moins de choses à dire, peut-être parce que le rythme s'est calmé et que je me suis adapté correctement à la vie US. Bon, peut-être aussi que je trouve toujours une excuse pour ne pas avoir à écrire de billets. Donc pour aujourd'hui, petit résumé de mon aller/retour en France et de mes auditions MCF.

Départ de Salt Lake City le vendredi 13 mai. Sur mes 3 auditions et mes 3 présentations annexes, il me reste 3 auditions à préparer et 2 présentations annexe. La joie.

Arrivé en France le samedi après midi. J'ai la réactivité d'un zombie mais ça tombe bien, j'ai ramené du travail manuel des US : un super-héro en magnets pour frigo. Pas forcément évident à faire quand on a des problèmes de couleur, mais bon, avec de l'aide et du temps ça passe.

Super Walter. Un peu moins de 1000 magnets à poser.
Si vous trouvez que ce truc n'est pas cool, remettez vous
en question.

On part le dimanche matin, très tôt, trop tôt, pour Nice. Le long voyage en train me permet de finir 3 de mes présentations. Lundi matin et début d'après midi, bonjour à l'équipe et première répétition à vive voix de mon audition. L'année dernière, j'avais fait 3 candidatures mais je n'avais même pas été auditionné. C'était donc la première fois que je faisait une audition pour un poste de MCF. Je rencontre également une bonne partie des autres candidats pour ce poste. Ensuite, présentation de mes travaux et de mon programme de recherche aux équipes locales. Pendant que je trime pour mon avenir, on notera que ma moitié dort sur la plage.

Mardi matin, premier jour J, c'est parti pour l'audition. Départ de l'hôtel avec plein d'avance, mais vu la quantité de bouchons, cela aura été une bonne idée. Des membres du jury se feront avoir d'ailleurs. Pas trop de bafouilles, l'audition se passe plutôt bien. Pendant que je trime pour mon avenir, on notera que ma moitié joue la touriste à Nice. Un quart d'heure de présentation c'est court et les premières versions de mes slides n'avaient pas le bon ton. Ce n'est pas évident d'être synthétique à ce point. Un petit repas avec l'équipe et retour à l'hôtel pour une après midi glandouille/tourisme à Nice.

On trouve des invaders sur Nice!
Mercredi, retour à Nantes. Je profite du train pour finir une présentation et j'ai toujours des slides pour mon audition de Nantes qui ne sont pas super top pour le moment. Jeudi matin, 3 réunions avec différents directeurs de l'école des Mines. Jeudi après midi, présentation de mes travaux de postdoc. Jeudi soir, fignolage de mes slides pour l'audition. Vendredi matin, deuxième jour J, c'est parti pour l'audition. Avant, détour par la case réunion avec les ressources humaines. Première fois que j'ai une telle discussion, ça ne restera pas mon point fort je pense. L'audition se passe. Ça bafouille un peu mais ça reste honnête. Repas avec les amis du département puis glandouille pour l'après-midi.

De vendredi à dimanche, c'est repos à l'appart. Je peux enfin me poser et profiter de mon retour en France. Concrètement, cela consiste à essayer de dormir, à bosser un peu et à préparer mes slides pour Grenoble. On a juste un peu de temps pour repartir à la chasse aux invaders dans Nantes.

Lundi, dernier jour J. Départ pour Grenoble tôt le matin, je profite du train pour finir mes slides. Ici le talk doit faire 30 minutes et si à l'origine je trouvais cela pas trop mal, j'ai du mal à trouver le bon format. L'audition se passe l'après midi; Beaucoup de candidats (2 jours d'auditions) et un jury de 12 personnes. Pour le coup, cette audition aura été la moins réussie: un discours pas très fluide, de très bonnes questions du jury mais mes réponses partent un peu en discussion sur la fin. Repos le soir, retour à Nantes le lendemain matin.

À peine rentré à Nantes, départ pour les Mines pour retrouver ma moité et c'est parti pour un passage en Mayenne histoire de voir un peu ma famille et de se changer les idées. Retour à Nantes le lendemain après midi. Baggages à refaire et retour à Salt Lake City.

Pour le classement final, j'ai été classé premier à Nice, premier à Nantes et quatrième à Grenoble. Donc deux sur trois c'est cool. Avant hier, j'ai validé ma liste de souhait et je serai donc Maître de Conférence à Nice, dans l'équipe OASIS à partir de septembre 2011. Très content de ce choix même si ce n'est pas la  voie facile. Maintenant, il me faut carburer pour rentabiliser mon postdoc au maximum et si possible continuer de bosser avec eux.


Petit bilan de cette session de recrutement. Préparer le concours prend du temps. Il faut bien discuter avec les équipes sur place, proposer des discussions audio, ou si vous êtes en France, directement se déplacer. Il faut aussi bien discuter avec l'équipe sur l'adéquation de votre programme de recherche qu'avec les responsables de l'enseignement pour connaître le contenu de la formation et leurs besoins. Il faut finalement prévoir plusieurs jours de disponibilités et un certain budget. Dans mon cas, 10 jours de vacances, 1 aller/retour SLC/Nantes, 1 aller/retour en train Nantes/Grenoble , un Nantes/Nice, et 4 nuits d'hôtel. Sur le coup ça fait un peu mal. Sur le long terme, vu que la conclusion est positive, c'est rentable.

mardi 31 mai 2011

Up there

De plus en plus en retard. Ce billet concerne la dernière ballade réalisée avec ma moitié qui remonte à un mois maintenant. Pour cette dernière ballade, nous avons placé la barre assez haut. Si Dude benchmark servait d'échauffement et twin peaks de récupération, cette ballade à Big Beacon Peak aura servie de bouquet final. En gros, ca monte haut, mais surtout ca monte raide. Cette fois-ci, le temps était plus que correcte et pas mal de photos ont été prises. Le best-of est disponible sur l'album Picasa qui va bien.




Nous sommes partis de "This is a place". Une reconstitution d'une ville de pionniers. Si vous avez vu des épisodes de docteur Quinn, vous pouvez imaginer la scène. Sinon, en gros, on y retrouve des semblants de vieilles maisons, des vaches (la première fois que je vois un bovin vivant etnon entouré de bacon et de pains à hamburgers) et même un bateau (le lien avec les autres éléments n'est pas évident je vous l'accorde).

Normalement, il y a pleins de monde, mais on est dimanche et il est peut-être 16h de l'après-midi (l'heure idéale pour commencer une ballade de 4h ...). Donc c'est désert et c'est tant mieux.



Après ce petit bout de tourisme non-voulu, la ballade commence. Grossièrement, c'est juste une trace directe, dans la pente, jusqu'au sommet. On part à 1300 mètres et on s'arrête à un peu moins de 2200 mètres. Je dois avouer que je la sentait mal cette ballade et j'ai eu raison. Pour la première fois, mes jambes me lâchent avant mon souffle. Beaucoup de pauses hélas, avec la honte de se faire doubler par quelqu'un qui se tape tout le chemin d'un trait, sans sourciller.

Une ballade dans ce sens, c'est pas super fun.

Moment culture : ces deux panneaux placés face à face
au sommet, permettent aux ondes radios de franchir la
montagne. La classe !
Toujours sympa la vue dans les parages.
Comme d'habitude, la vue au sommet est agréable et permet de ne pas penser à mes mollets qui clignotent. La descente s'annonce plus fraîche dans tout les cas, avec un beau chemin bien enneigé.

Solution naturelle pour refroidir des mollets en feu


La descente est tout de même beaucoup moins physique. Par contre, il se fait tard et il est temps de rentrer. Le point fun de cette descente est que nous nous sommes un peu éloignés du chemin officiel. Une partie non négligeable de la descente se sera donc fait dans des buissons épineux en suivant une biche, pour le principe, mais surtout, à la recherche d'un véritable chemin pour les humains.

Suivre une biche, ca peut être utile, mais ca pique les
jambes lorsque l'on passe dans les buissons.
Nous arrivons finalement en ville. Le soleil se couche et on a faim. Timing parfait pour conclure cette randonnée comme il se doit, à la pizzeria Pie.

I am a poor lonesome froggie

mardi 17 mai 2011

Je tripe en rond

Toujours en retard pour l'écriture de billet. Ca va finir par se voir.

Je suis donc actuellement de retour en France pour le marathon des auditions. Programme très alléchant et favorisant le repos:
- arrivé le samedi 13 pm (avion en avance en france, mais terminal bloqué pour alerte à la bombe)
- départ pour nice le dimanche à 9h
- journée pré-audition le lundi avec présentation de mes travaux de recherche et de mon programme. Bon plan pour fignoler la préparation et rencontrer les personnes avec qui j'ai uniquement échangé par mail
- audition le mardi.
- retour le mercredi à Nantes
- entretiens avec différents représentant des Mines de Nantes et présentation des mon programme à ASCOLA le jeudi
- entretiens puis audition ASCOLA le vendredi
- repos le samedi (houla)
- départ pour Grenoble le dimanche
- audition à Grenoble le lundi
- retour à Nantes le mardi
- créneau famille de quasiment une journée
- départ pour Salt Lake City le jeudi matin.

Au cas où, j'ai vérifié trois ou quatre fois que j'avais bien mon passeport + visa + formulaire DS-2019 pour pouvoir rentrer aux US à mon retour.

jeudi 5 mai 2011

May the health be with you

J'ai finalement fait le nécessaire pour avoir une assurance santé au USA. Dans mon cas, comme dans beaucoup d'autres, c'est par mon employeur que je passe pour souscrire à une assurance santé, profitant ainsi de tarifs plus bas.

En gros, on choisit parmi une ou deux compagnies disponibles, un forfait spécifiant la prise en charge. Dans le principe, il se passe la même chose que lorsque l'on prend un forfait pour son mobile. On regarde en priorité la qualité du réseau. Ici, chaque médecin, hôpital ou charlatan est affilié plus ou moins directement à des compagnies d'assurance. Dans mon cas, il y a trois catégories. La catégorie 1 correspond aux établissement directement affilié avec mon assurance (ici l'université). La catégorie 2 correspond aux établissement dont l'assurance a conclu un marché avec mon assurance. La catégorie 3 contient les établissements non-affilié. Le but du jeu est d'éviter de faire du roaming. Il faut donc mieux tomber malade prêt d'un établissement de son réseau.

Au final, pour mon cas, l'assurance santé me revient à $59 par mois, frais dentaire inclus. Dis comme ça, on ne sait pas trop si c'est correct ou non. Il faudrait que je vous donne le détail des prises en charge, mais comme tout contrat, c'est peu clair et complexe.

dimanche 24 avril 2011

La ballade!

(Encore une fois, peu de photos pour l'instant dans l'album qui va bien, mais c'est temporaire)

Finalement, le temps semble se maintenir aujourd'hui. C'est parti pour une ballade, à Twin Peaks cette fois. La ballade semble être assez facile, plus courte aussi. En même temps, nous avons quitté l'appartement à 15h donc il valait mieux. Le gros point noir de cette sortie, n'aura pas été la ballade en elle même, mais le chemin pour accéder à la ballade. Le début du chemin est au alentour de la 18eme au nord, V street. Nous habitons F street, après la 1ère. Pas d'échauffement et il y a bien deux ou trois cents mètres de dénivelé à encaisser avant même de commencer la ballade.



"Regarde en haut de la photo comme
c'est joli"

Pas mal de vent durant la ballade et un ciel tout gris. Cela reste sympa tout de même. Le chemin monte tranquillement en suivant les crêtes des différents monts. Même pas besoin d'arrêt pour récupérer un poumon laissé en aval.

















 Le paysage est toujours aussi beau, même si les montagnes sont de moins en moins enneigées (en même temps, nous sommes fin avril) et qu'il fait un temps assez moyen.

Le ski est moins facile en cette période, mais ça doit pouvoir
se faire tout de même
Après la pause pause "cookie" syndicale, c'est parti pour la descente. Pas de guide cette fois pour nous indiquer un chemin de retour surprise pour nous éviter de faire demi-tour, donc l'improvisation est de mise, et cette fois, nous avons misé juste.

Au choix, on rentre par la gauche, ou la droite.
L'objectif, c'est d'aller au fond.

 Nous revenons à SLC par l'Université. J'ai déjà mis quelques photos dans l'album qui lui est dédié. Le point intéressant de l'université, c'est que à côté, il y a le Pie! la pizzeria reconnue comme étant la meilleur de tout l'Utah depuis pas mal d'année. L'endroit est cool au possible. Le restaurant est situé sous la route, dans l'ancienne cave, bien sombre d'un immeuble. Les murs de briques sont recouverts de signatures et autres tags qui s'accumulent depuis des années, pas de fenêtres, il faut chaud et un peu moite. Bref, le vrai coin underground des films. Accessoirement, les pizzas sont super bonnes et pas chère.

L'intérieur de notre future cantine "post-randonnée"

Bilan de la journée, une bonne ballade sympa d'environ 4h qui est franchement facile si on arrive en voiture au départ ! Dans la cas contraire, la pré-randonnée casse un peu les mollets.

samedi 23 avril 2011

All you can beat

Aujourd'hui, journée parc et attractions (j'insiste sur la séparation des deux termes). Trop de boulot pour partir en ballade et la météo n'est pas top. En fait, la météo est rarement top en cette période: elle change tous les jours et les averses de neige ne sont pas rares. C'est pas la mort, mais c'est pas le pied non plus pour aller se ballader en montagne.


On descend donc à Trolley Square, la gare historique des compagnies de tramway de SLC. La zone et les bâtiments sont classes. À l'intérieur, c'est rempli de magasins de décoration et de quelques bars et restaurants.

On flâne, on prend plein (trop) de photos. Attiré par une foule en délire, nous tombons nez à nez avec un concours de nourriture. Moment de délectation: c'est parti pour les clichés!










Il s'agissait ici du concours du plus gros mangeur d'ailes de poulet épicé. En plusieurs rounds s'il vous plait. À chaque round, on vous apporte un panier d'ailes de poulet aussi épicé qu'en enfer. Le dernier des candidats à avoir fini son assiette, ou à avoir retrouvé sa raison est éliminé. D'après ce qu'on a vu, un candidat, que nous appellerons "boucle d'or", semble se démarquer. Le concours est bien sûr complètement inintéressant, mais comme les candidats finissent leurs assiettes en larme, ça valait le coup.

Encore de l'actualité pour les journaux locaux. Boucle d'or
fait le fier, mais il n'aime pas la nourriture
(beaucoup trop) épicé.

La récréation finie, nous partons pour Liberty Park, un parc dans le sud de la ville. En gros, ça pique-nique, ça joue au frisby,... Un parc sympa en somme, même si on en fait vite le tour et qu'il pourrait ressembler à n'importe quel parc, s'il n'y avait pas eu un groupe de bonhommes qui se refaisait Kammelott avec des épées et des boucliers en mousse.


Pour le coup, cela aura vraiment été une journée tranquille, divertissante, mais tranquille. Peu de photos dans l'album Picasa associé, mais cela ne devrait pas tarder à arrivé. L'équipe photographie est surchargée.

dimanche 17 avril 2011

Happy birthday to me!

Habituellement les lendemains de fête sont synonymes de mal de tête. Aujourd'hui, c'est plutôt mal aux jambes et coups de soleil. Journée tranquille donc à faire découvrir le côté plat de SLC à ma moitié. Objectif mormons et flanage. Toutes les photos sont disponibles sur Picasa.

Passage par Temple Square d'abord, le quartier général des mormons. Finalement, la visite a été aussi rapide que la première fois, c'est à dire : on trace et surtout on ne croise pas le regard d'un des nombreux bénévoles ravis de nous faire découvrir le coin et leur foi. Puis comme je l'ai dit précédemment, ils sont trop gentils, donc à craindre.

Il est dimanche, on croise donc pas mal de familles (très) nombreuses bien sappées. C'est un peu kitch, comme dans la série "7 à la maison". En gros, les émissions de télévision sont complètement détruites par l'omniprésence de la pub. Donc forcément, les autochtones ne regardent plus la télévision et s'occupent autrement. Le but du jeu étant d'avoir une famille suffisamment nombreuse pour faire plusieurs équipes au Pictionnary.
Et une petite équipe de foot!

Le centre de conférence de l'église mormone a dû être dimensionné d'après l'observation du nombre moyen d'enfants par famille mormone. Oui c'est un gros cliché, oui j'en rajoute, mais cela fait une transition pour annoncer que faire une salle de conférence de 21.000 places c'est tout de même assez rare. Même si le gentil mormon qui nous a alpagué pour nous décrire la salle, a essayé de nous convaincre que celle-ci était remplie plus d'une fois par an, on voit bien les sièges vides sur les photos. Enfin bon, c'est tout de même la classe, l'acoustique est terrible et se placer au devant pour crier "Vous aimez le rock Salt Lake City ?" doit être jubilatoire.

La taille de salle idéale pour SOSP. Le point noir étant que la connection Wifi ne supportera
jamais les 21000 conférenciers voulant lire leurs mails au lieu d'écouter l'orateur

N'ayant pas pu racheter notre âme, nous sommes partis pour le Gateway, une zone commerciale qui a été construite au moment des JO. L'entrée est plutôt sympa: on rentre par l'ancienne gare de l'Union Pacific, et hop, une porte plus tard, une rue commerçante qui fait très Disney.


Le point étrange est que ce n'est pas une galerie commerçante, mais plutôt un quartier artificiel rempli uniquement de magasins de fringues ou de chaussures pour tous les gens cools, ou de restaurant/fast food/café/glacier (Woot! un Ben & Jerry).





Après cette petite session mercantilisme, détour par le sud du centre-ville (ici, le centre ville est grand, mais très étalé, donc plein de vide), pour voir quelques bâtiments sympas avant de revenir à l'appartement. Finalement, la ballade aura duré 5 à 6 heures. Opération repos : fail, mais ça reste aura été valable tout de même.


To the time machine !

Nom de Zeus Wally! Je suis en retard ! En retard ! En retard !

Cela devait arriver. Pour résumer, les dernières semaines ont été très intenses niveau travail. La rédaction et l'équipe photographie sont débordées. Deux papiers à soumettre à quelques jours d'intervalle (avec tous les problèmes associés qui vont bien), une audition téléphonique pour un des postes MCF et trop de photos à trier de la part de l'équipe photographie.

Nous sommes donc le 1er mai; c'est parti pour des billets anti-datés. Nous revoilà deux semaines plus tôt. Un problème de doublage risque de créer un gros décalage entre le texte et les photos, qui arriveront bien plus tard.


samedi 16 avril 2011

La femme qui tombe à peak

Premier week-end avec ma moitié. Le soleil était présent samedi. Nous avons donc découvert les randonnées accessibles depuis le centre-ville. Il s'avère que ces randonnées sont tout de même des randonnées de "montagne" et que cela n'a pas été la ballade du tout. Pour cette session, objectif Ensign Peak puis une partie de Dude Benchmark, en partant du capitole. Les photos du périple sont en ligne.



Départ du capitole donc. Rien de spécial ici. C'est un beau bâtiment, mais finalement tous les bâtiments d'états ont cette tête là. Du marbre, des halls immenses, des peintures, des drapeaux, des statues et des mariées. Le bâtiment repose tout de même en hauteur par rapport à la ville, donc la vue est assez sympa.












En une bonne heure, on se retrouve en haut de Ensign Peak. Nous avons déjà pris de l'altitude, il y a une belle vue sur la ville, le lac et la montagne. Fun fact, depuis le centre, nous avons croisé quelqu'un qui montait tout en courant et qui ne semblait pas géné plus que ça. Nous l'avons re-croisé plus tard lorsque nous étions au début de la randonnée. Il avait déjà atteint le sommet et était en train de redescendre, mais soit en courant en marche arrière, soit en descendant à quatre pattes. Et cela toujours avec le sourire.

La dernière marche avant le sommet de "Ensign Peak". Un
berger est sur le chemin du retour.

Après la pause photo réglementaire, nous voilà repartis pour Dude Benchmark. Ballade beaucoup plus longue, mais surtout avec un bon dénivelé. Les paysages valent tout de même le détour (et nous avons enfin trouvé le mode "panoramique" de l'appareil photo!).

À gauche dans la vallée, Salt Lake City. Au milieu le chemin de randonnée À droite le grand lac.
Derrière l'appareil photo, deux personnes qui prennent plein de photos pour cacher à l'autre qu'elles ont besoin de souffler.

Après une montée très longue, nous voilà donc au sommet du chemin. Nous sommes à 1900 mètres d'altitude, Salt Lake City est 300 mètres plus bas. Globalement, on est balèze. Nous sommes entourés de montagnes. C'est très joli, il fait beau, il ne fait pas trop chaud et le soleil ne semble pas taper fort (je reviendrai sur ce point en conclusion).

Tout à fait d'accord avec vous.

Notre autochtone, futur guide
Alors que l'on pensait rentrer en faisant demi-tour, nous rencontrons un randonneur et son chien Sam (Pour  le principe, nous appellerons le randonneur Max)  Un brin de causette. Il est très sympa, il nous décrit un peu le paysage, les différentes ballades disponibles mais également un chemin sympa pour rentrer. Le top, il nous accompagne!

Rien ne vaut la descente d'une pente
neigeuse en tennis quand il y a 20cm
de neige.


Cette fois, il faut traverser quelques pentes neigeuses; c'est toujours sympa et ça rafraichit la plante des pieds. Sam, adore les ballades dans la neige puisqu'il marcher et boire en même temps quand il sort la langue.

Max nous montre le chemin de descente, une petite photo souvenir, et nous revoilà partis.













Votre rédacteur puis Sam & Max.
Nous redescendons en suivant un pipeline de gaz qui traverse notre montagne. 300 mètres de dénivelé négatif cette fois et nous voilà dans City creak, un des canyons qui débouchent sur Salt Lake City.

Sur le chemin de City Creak. Au fond, Salt Lake City,
à droite notre chemin de randonnée. Sous Sophie, le pipeline.
City creak est un parc naturel protégé, il y a entre autre une des sources d'eau alimentant SLC. D'après les panneaux d'informations, on y trouve également des serpents à sonnette, des ours et des cougars. Personnellement, nous n'aurons rien vu à part quelques biches, une dizaine de randonneurs et quelques cyclistes (l'accès routier est contrôlé: jours pairs pour les vélos et impairs pour les véhicules). Nous rejoignons Salt Lake City en arrivant directement en haut des avenues. Le soleil commence à descendre.

Bilan, 6h30 de ballade, 250 photos (avant triage), une dizaine de miles parcourus et 600 mètres de dénivelé (300 positifs + 300 négatifs). Nous avons mal aux jambes et finalement, nous sommes couverts de coup de soleil. Vive le temps de montagne: il ne fait pas forcément chaud, l'air est frais, mais le soleil nous tape dessus en Utes.